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Révolutions   [2003]
Aluminium, 500 x 500 x 850 cm
Collection de la Ville de Montréal, Parc Maisonneuve-Cartier, Ville de Montréal

Cette sculpture s’inspire de l’escalier extérieur courbe qui marque l’identité montréalaise. En formant un nœud, l’escalier déconstruit la symbolique de l’ascension verticale qui lui est normalement associée. Ici, l’escalier permet d’entrer dans un cycle infini de révolutions, où ce qui monte redescend au rythme des transformations.



Au premier regard, on pense au Monument à la IIIe Internationale de Vladimir Tatline, (1885-1953), sculpteur et peintre constructiviste russe qui rendait hommage à la révolution sociale et politique de 1917. Toutefois, pour de Broin, l’idée de la révolution que tente de suggérer sa sculpture n’est pas de cet ordre. En s’inspirant de la forme circulaire des escaliers extérieurs, lesquels sont typiques de la ville Montréal, l’artiste signale également grâce à l’impression du mouvement qu’elle propose, l’idée d’un éternel retour. En parlant de son oeuvre, l’artiste dira justement : “Le projet s’inspire de l’escalier courbé qui marque l’identité montréalaise. En formant un nœud, l’escalier déconstruit la symbolique verticale qui lui est normalement associée. Ici l’escalier permet d’entrer dans le cycle infini des révolutions où rien ne monte sans redescendre.”
Ainsi, avec son oeuvre Révolutions, l’artiste met d’abord en valeur le mobilier urbain qui s’inscrit dans l’histoire du quartier. En effet, outre les escaliers courbés, on peut également faire un lien avec la structure du pont Jacques-Cartier à proximité du parc Maisonneuve-Cartier, et surtout avec les manèges du parc d’attractions à La Ronde, particulièrement celui “des montagnes russes”, situé au parc Jean-Drapeau. En ce sens, l’oeuvre sculpturale de de Broin s’immisce judicieusement dans le paysage urbain. Mais ce contexte familier offre aussi à l’artiste, l’occasion de détourner l’idée du monument propre à un certain modernisme puisque la forme circulaire refuse la verticalité inhérente à l’oeuvre monumentale. Bref, Révolutions à moins à voir avec l’image politique de la révolution qu’avec l’idée d’un retour sur soi, d’une réitération de ce qui a été, et dont le symbole est sans doute le cycle des saisons.  (André-Louis Paré, 2007)

Crédits: Michel de Broin
Commande publique de la ville de Montréal, Parc Maisonneuve-Cartier, Montréal.
Che Bourgault (fabrication); Guillaume  Labelle (géométrie); Nicolet, Chartrant, Knoll, et  Jean-Pierre Thonney (bureau d’étude); Louis Dumontier (fondation).