La conduite des conduitesSyndromeDrunkatedDissipation sur le virageThis and ThatLes châteaux de sableWar Of FreedomJeux de TablesLogged OnStabilité anxieuseTortoiseTour de forceEmbrase-moiObjet perduTête de PiochesL’Abîme de la LibertéÉtant donnésBlowbackAnthropométrieOverpowerReliefBagarre d’ivrognesPile100watts to 3wattsDécolonnisationFuiteTestudoMoléculeBleedShelterDead StarLe Grand Rendez-VousLate ProgramÉnergie RéciproqueSilent ShoutsBlack Whole ConferenceBraking MatterL’EnginHurlement SilencieuxSofiaMatière DangereuseDissectionTrompeOpacité du corps dans la transparence du circuitMise à disposition d’une stabilité inquièteSortie du blanc


This and That   [2016]
Gallery Division, Toronto
Un virage emphatique vers les objets, le non-humain, les choses et leur signification a investi le discours contemporain. En dépit de notre relation à tout ce que nous voyons et à tout ce qui nous affecte et ce qui nous touche en retour, une relation colore notre monde – ou du moins le discours qui l’entoure.  Ainsi, il semble que nous devons apprendre à habiter un royaume nouvellement délimité, mais inconnaissable, rempli d’objets personnifiés, dont le jeu reste ouvert. Au cours des deux dernières décennies, Michel de Broin a installé son studio dans ce monde sombre où les objets et leurs drames sociaux sont les principaux acteurs. Alors que notre époque actuelle nous demande d’imaginer l’inanimé personnifié, de Broin distribue des objets qui dévoilent leurs machinations. Ces sculptures ne vont pas jusqu’à danser seules, à la manière de la marchandise fétichisée d’écrite par Marx, mais le plastique, le métal et les coquilles peintes ne peuvent plus contenir leurs formes. S’exerçant au-delà de leur fonction attendue, ces cousins sans malice exigent une considération plus approfondie que celle des objets liés à leur signification. Partout autour de nous, un torrent de relations non systémiques est en jeu, reliant des objets dans un réseau indéterminé. Ce champ mystérieux est sculpté par des chemins alternatifs de sens et de valeur où les objets sont en conversation, confrontant notre langage commun de dysfonctionnements. (traduction du texte de Loreta Lamargese accompagnant l’exposition )


Tube   
[2016]
Plâtre, matelas, aluminium, 55 x 182 x 81cm
Un grand tube de plâtre repose sur une civière à la manière d’un corps anonyme dont la solitude et l’état de vulnérabilité appellent une certaine empathie. Ce boyau dénudé peut aussi évoquer un élément de plomberie, un segment circulatoire découpé et isolé de son réseau. Bien que l’ouverture béante traversant la forme d’un bout à l’autre brouille la distinction entre l’intérieur et l’extérieur, l’objet impose une masse sculpturale, un poids matériel dont la singularité met à distance le contexte référentiel médical. Le caractère intrigant de la forme tubulaire est renforcé par le vide incertain que ses deux orifices donnent à voir. L’œuvre met en relief l’attention de l’artiste pour les assemblages imprévisibles et la recherche de nouvelles configurations du sensible.


Étant Donnés   
[2003]
Lavabo, plomberie, eau, gaz propane, 166cm x 92cm x 46cm
Un mélange d’eau et de feu s’écoule d’un lavabo couché sur le côté. La coexistence d’éléments opposés se manifeste dans un objet familier devenu étrange.

 


This and That
Objets métalliques, thermoformées sur panneau de bois, 61 x 61 cm

 


Head 
 [2016]
Forton plaqué aluminium, base en bois peinte, 28 x 38 x 175 cm

 


Dogfight
Ciment polymère, aggregats, fibre de nylon, structure d’acier, 152 x 152 x 152 cm

 


Endangered Species
Polymère, bois, cire, acier, feuille d’or, 24 x 27 x 39 in.




Logged On
Tronc d’arbre, electro-aimant, ampoule, poutre d’acier, 215 x 81 x 50 cm




Drunkated I,II et III
Bronze