NOUVELLES


2018.11.02 – 2018.11.04
Man Ray, Michel de Broin, Juliette Goiffon & Charles Beauté
Artissima, Turin (Galerie Eva Meyer)


Embrase-moi, 1993-2013, variable dimensions

The proposition for the 25th anniversary of Artissima, is to present three generations of artists who redefined a reflexion about Art through their works on daily or found objects.

Flirting with the tradition of Surrealist and Dadaist, the Artefacts of Man Ray, well-known for his photographs, will put a light on a historical use of the everyday objects into an artistic context. Michel de Broin (1970, Montreal) has a multifaceted production dealing with energy flows, entropic devolution and the forms of visual, spatial and technological paradox that derive from these forces. Crafting unforeseen relationships between waste, productivity, risk and consumption, de Broin defamiliarizes established modes of signification in everyday technical environments.

Juliette Goiffon & Charles Beaute? (1985 and 1987, Lyon Fr) are two young artists working on the new technologies, their obsolescence or their limits by questioning them through the spectrum of memory or archeology. The object manufactured reminding daily objects becomes the materialization of a deep reflexion.
Each particular object is reactivated by the artist’s gesture. Sculptures, installations and photographs, each technical process comes to question in turn material, shape or the practice in itself.

2018.10.20 – Work in progress
Deviations
Vancouver Biennale, Vancouver


For the Vancouver Biennale, Michel de Broin explores the power of a hazard to defy the inherent rationality of urban planing. The work consists in a series of three improbable cycle paths that intertwine prolonging the existing lanes. Accessible to the public, the works will be installed in different neighbourhoods of Vancouver.

The artwork is made of raw material belonging to the urban environment: bitumen, yellow paint and street signs. The installation activates the potential of a random physical gesture. A rope was dropped several times on top of an aerial photograph of the city, creating as many unpredictable squiggles. The artist selected one resulting pattern and enlarged it 100 times at the scale of the landscape to create an asphalted path. At the entrance of the installation, a road sign signals the random pattern. The yellow diamond shape of the road sign recalls traffic symbols warning about hazardous locations. The tern hazard comes from the Arabic word for chance (azzahr) meaning « game of dice ». The design of this path is an expression of chance challenging the predictable logics of urban landscaping. This installation confronts the regularity and functionality of modern cities usually developed to suppress hazards—the dangerous side of chance. It deploys chance as an unpredictable experience, opening up new avenues for imagination and mobility.

2018.09.13 – 2018.11.17
La conduite des conduites
Galerie Division, Montreal


L’exposition La conduite des conduites propose un jeu entre le modelage de conduites (les comportements des objets et des corps) et les systèmes de canalisation des affects, des flux et de l’énergie. Utilisant des objets communs – du mobilier, des tuyaux, des brides et des ampoules – l’artiste représente des systèmes techniques et leurs fonctions attendues en introduisant des anomalies. Il met en oeuvre des stratégies de déformation, d’éclatement et de trouées qui chacune remodèlent les affects dans des objets esthétiques ambigus, que le regard cherche à dénouer. Les courbes et sinuosités des conduites mettent en tension une dynamique de circulation et des phénomènes de résistance ou de dissipation. Troublant les attentes des systèmes industriels et leur promesse d’efficacité, d’optimisation et d’innovation, les propositions esthétiques de l’artiste imaginent une technique très différente de celle que nous côtoyons dans notre vie quotidienne. Les oeuvres ouvrent des béances dans le monde comme autant de failles et d’espaces libérés de cette causalité qui détermine notre relation à la technique.
Sous les apparences d’objets techniques prennent forme des corps sensibles. Alors que nous attendons qu’ils fonctionnent et produisent, les assemblages imprévisibles excèdent le monde des choses à la recherche de nouvelles configurations sensibles.



Anomalie (2018), l’oeuvre se compose d’une série de quatre canalisations de cuivre qui semblent prendre leur source sous terre et qui se tiennent debout tels des êtres vivants. Les Anomalie s’entortillent sur elles-mêmes comme des organes, formant des nœuds tumescents. Cette résistance leur confère une présence ambiguë, celle de l’énergie qui se maintient et se retient, suspendue pour un temps avant de finalement se disperser.


Universal Plug and Play (2018) est inspiré par le protocole réseau du même nom qui permet à des périphériques de se connecter aisément. Ici, la poésie des infrastructures est présentée comme la possibilité concrète donnée aux conduites de formes et d’apparences différentes de se connecter mutuellement.


Vue intérieure


La série Crépuscule (2018) explore la tension entre ordre et imprévisibilité. La symbolique des lumières associée à la raison se voit ici vaincue, alors que le crépuscule des idées semble succéder à l’illumination. La rigidité formelle de l’alignement ordonné d’ampoules est fracassée par l’inquiétude d’une technique qui travaille à sa propre défaite, à son délabrement. Persiste néanmoins la poésie de la ruine technique.


Tube (2018) est une image de synthèse qui présente une conduite confortablement installée dans un fauteuil de bureau de style exécutif. Assis et enroulé sur lui-même, le tube ouvert à ses extrémités brouille la distinction entre l’intérieur et l’extérieur.

2018.07.07 – 2018.08.12
Natura Loci
Magasin Général, Studio International en création multidisciplinaire, Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, Avec les artistes Janet Biggs; Patrick Coutu; Michel De Broin, Séverine Hubard. Commissariat : Paul Ardenne.


Syndrome, 2018, Polymère, acier, patine.

L’histoire même de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine n’est pas sans avoir connu ni sans connaître de surprenantes tensions, entre vie locale vouée d’abord à la pêche et aujourd’hui au tourisme, exploitation du bois pour la pâte à papier puis abandon brutal de cette activité industrielle, sans oublier la présence pas si lointaine et gisements d’hydrocarbures et la question pendante, du coup, de leur transport… Autant de tensions qui inspirent Michel De Broin, qui réalise avec Syndrome une singulière sculpture de tuyaux métalliques évoquant aussi bien le transit (ce qui circule) que l’occlusion intestinale ou l’indigestion (ce qui ne passe pas). Poétique très particulière des lieux que celle-ci, riche et caustique à la fois, donnant à penser. Syndrome se présente comme un tuyau métallique déconnecté à ses extrémités et enroulé sur lui-même. Évoquant un corps organique, la proposition cherche à dépasser la référence implicite d’un pipeline qu’on aurait bloqué à l’aide d’un noeud. La structure est ici beaucoup plus complexe : les noeuds s’interpénètrent, transformant un fait sombre de l’actualité en une forme introspective et inquiétante qui interroge sans donner de réponses. La forme rappelle les courbes généreuses de la Vénus de Willendorf. La contorsion du tuyau provoque des gonflements évoquant un organe vivant, comme un lointain rappel des origines organiques du pétrole. Le projet ne cherche pas à dénoncer les dysfonctions inhérentes à la production d’énergie fossile, précise l’artiste, mais à réfléchir sur notre condition, nous sommes nous-mêmes des pipelines et finirons sédimentés sous la forme de pétrole.

News Archives
2018.11.02 - 2018.11.04
Man Ray, Michel de Broin, Juliette Goiffon & Charles Beauté
Artissima, Turin (Galerie Eva Meyer)
2018.10.20 - Work in progress
Deviations
Vancouver Biennale, Vancouver
2018.09.13 - 2018.11.17
La conduite des conduites
Galerie Division, Montreal
2018.07.07 - 2018.08.12
Natura Loci
Magasin Général, Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine Magasin Général, Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine
2018.03.26
Michel de Broin & Kim Gerdes – Machines organiques, machines textuelles
École Normale Supérieure, Paris, France
2018.03.08 - 2018.04.17
Affinités électives
Galerie Division, Montréal
2017.08.17 - 2017.10.15
Seuils
KM3 - Un événement d'art public, Quartier des spectacles, Montréal
2017.06.30 - 2017.07.04
Mille spéculations
Bordeaux, France
2017.06.17 - 2017.09.24
La chose en soi
Musée régional de Rimouski
2017.06.28 - 2017.06.30
Make Soccer Great Again
À perte de vue, AXENÉO7, La Fonderie, Gatineau, QC
2017.06.02 - 2017.07.22
Alluring Shapes, Tempting Spaces
Galerie Eva-Meyer, Paris
Inauguration août 2017
Dendrites
Bonaventure Project, Montreal
2016.12.13
The Imaginary Reader
Volt, Oslo, Norvège
2016.12.03 - 2017.01.17
Whole World Working
Collective gallery, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni
2015.12.05 - 2016.01.31
Prosopopées, quand les objets prennent vie
Centquatre, Biennale internationale des arts numériques, Paris
ARCHIVES DE NOUVELLES

TEXTES


Les châteaux de sable
Michel de Broin, Inter, art actuel #130, 2018

Installée au 68e  étage de la tour de la banque BMO à Toronto, l’installation Les châteaux de sable cherche à entrer profondément dans l’imaginaire de l’établissement financier. Elle s’apparente à une ligne de production industrielle dévouée à la construction désespérée de châteaux de sable.

Sculpture of Steel, City of Nerves
Bernard Schütze, Espace art actuel

Dendrites, a public artwork recently inaugurated along with its sit — Place de l’Aviation Civile International, is a fascinating and consistent extension of Michel de Broin’s ongoing and prolific art practice. In fact the work combines two elements that are characteristic of his multifaceted approach.

Michel de Broin
Bryne McLaughlin, Art in America

There's a dizzy logic to the work of Montreal artist Michel de Broin. Take, for instance, his sculpture Révolution, a maquette version of which opened his recent survey exhibition at the MACM. Commissioned in 2010 for the Couvent des Jacobins in Rennes, France, the massive work (which remains in France) features a knotted, 100-foot-long steel staircase designed to confound notions of beginning and end.

Disruption From Within
Rodney LaTourelle, Plug-In ICA
Disruption From Within, Rodney LaTourelle Plug-In ICA   For his first solo exhibition in Western Canada, Michel de Broin presents recent work in various media. His art may take many forms, from traditional sculpture to installations, actions, and video, but it always employs a rupture in the logic of a particular convention, whether it is […]

Entrevue
Michel de Broin, Etienne Zack, Mass MoCA

I recently carried out a performance involving a lumberjack and a lamppost. The historical movement known as “The Age of Enlightenment” or “Age of Reason,” to which Newton belonged, translates to “the Century of Light” in French, light being a synonym of reason and darkness suspected of belonging to witchcraft and magic.

Montreal’s Retired Metro Cars Are Staying Busy
Mark Byrnes, City Lab

Whenever a city updates the rolling stock of its subway, a familiar question emerges: What to do with all the old metro cars? You can hurl them in the ocean to make artificial reefs, or use them for emergency housing for the homeless, or sell them to North Korea, as Berlin did in the 1990s. Or, as in Montreal, you can turn them into public art installations.

Michel de Broin BMO Project Room
Bryne McLaughlin, Canadian Art

There is no beginning and no end to Michel de Broin's Castles Made of Sand (2016). Installed high above the Toronto financial district as the most recent commission for the BMO Project Room, de Broin's hulking installation pivots on a simple conceptual proposition: how to construct a machine that builds and rebuilds sandcastles.

Michel de Broin at Bitform Gallery
Darren Jones, Artforum

Michel de Broin’s US solo debut activates cracked lightbulbs, wood logs, bronze castings, and a bicycle with electric currents. The Montreal-based artist calls upon these basic objects to convey fundamental physical forces, all the while adding a trace of whimsy to his works.

Une oeuvre monumentale
Éric Clément, La Presse

Il est l'un des plus prolifiques et renommés artistes visuels canadiens. En 2016, Michel de Broin a épaté la galerie à Toronto et inauguré Dendrite, une sculpture en escalier installée dans un parc du Luxembourg. Revalorisée, l'entrée de Montréal par l'autoroute Bonaventure accueillera, l'an prochain, ses Dendrites monumentales sur lesquelles le public pourra grimper!

@ Véronique Ducharme, 2018

Depuis près d’une vingtaine d’années, Michel de Broin approfondit une pratique transdisciplinaire en développant un vocabulaire visuel en constante expansion. Pièce par pièce, les objets qu’il met en jeu sont universellement reconnaissables bien que leur comportement déjoue les fonctions et usages que l’on tient pour acquis. Les préoccupations inhérentes à sa démarche exercent une grande fascination du fait que l’artiste réussit à établir des relations inédites qui nourrissent un questionnement constant. Les objets remodelés qu’il nous propose laissent entrevoir des mondes de possibilités concrètes.

Michel de Broin a réalisé des projets dans l’espace public tel que Possibilities (Mississauga, 2012), Interlace (Changwong, 2012), Majestic (Nouvelle-Orléans, 2011), Revolution (Rennes, 2010),  La maîtresse de la Tour Eiffel (Paris, 2009), Overflow (Nuit Blanche, Toronto, 2008),  Encerclement (Scape Biennale, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, 2006), Shared Propulsion Car (Exit Art, New York, 2005 / Mercer Union, 2007) et Révolutions (Collection de la Ville de Montréal, Parc Maisonneuve-Cartier, 2003).  
De Broin a monté plusieurs expositions individuelles, nommément, Disruption from Within à Plug In, Institute of Contemporary Art à Winnipeg ; Énergie Réciproque, au Musée d’art contemporain Val-de-Marne en France; Machinations au Musée national des beaux-arts du Québec à Québec; Reverse Entropy au Künstlerhaus Bethanien à Berlin; Épater la Galerie à la Villa Merkel à Esslingen en Allemagne.
 Il a aussi fait partie de nombreuses expositions de groupe dont Beyond the Crisis, The 6th Curitiba Biennial au Brésil; Car Fetish. I drive, therefore I am, au Museum Tinguely à Basel,  en Suisse; Acclimatation au Centre d’art Villa Arson à Nice en France; Untethered, Eyebeam à New York; De-con-struction, au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa; Canada Dreaming, Kunstverein Wolfsburg en Allemagne; Damage Control au Musée canadien d’art contemporain à Toronto; Au courant au Hessel Museum of Art à Annandale-on-Hudson dans l’état de New York.

En 2007, il a reçu le prix Sobey Art.  Il a aussi reçu des bourses de la Harpo Foundation à Los Angeles et de la Krasner-Pollock Foundation à New York.  De plus, il a remporté la compétition artistique Marie-Elisabeth-Lüders-Haus, conçue par l’architecte Stephen Braunfels.  L’oeuvre, large de 20 mètres, sera installée à proximité du Reichstag à Berlin. 

Ses oeuvres font partie de plusieurs collections privées et publiques en France, en Allemagne, en Corée, aux États-Unis et au Canada. Un survol de mi-parcours de sa carrière a été présenté par le Musée d’art contemporain de Montréal en 2013.

Il est représenté par la Galerie Division à Montréal.

Michel de Broin vit et travaille à Montréal, au Canada. 

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